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Le baby-blues : quand le moral de la maman ne suit pas…

24 février 2011, par BébéCâlin


Le baby-blues est-il une maladie ?
Le baby-blues n’est pas une maladie et il n’y a pas lieu de prescrire un traitement médicamenteux à la maman qui en souffre.

Quand apparaît le baby-blues et pendant combien de temps dure-t-il ?
Le baby-blues peut survenir le troisième ou quatrième jour, après l’accouchement et ne dure généralement pas longtemps. Dans certains cas toutefois, il peut durer pendant plusieurs jours.

Quels sont les symptômes du baby-blues ?
Après l’accouchement, le corps de la maman change rapidement. Son taux d’hormones chute et ses seins peuvent s’engorger notamment. La femme, nouvelle à ces transformations, peut se sentir particulièrement fatiguée. Ces nouveaux changements physiologiques peuvent être à l’origine du baby-blues.

Certains facteurs émotionnels peuvent également contribuer au baby-blues. La maman peut se sentir particulièrement angoissée au sujet du bien-être de son bébé, de la transition vers son nouveau statut de maman et des nouvelles responsabilités qui vont suivre avec la venue du nouveau-né.

Toutes les mamans vont-elles automatiquement souffrir du baby-blues ? Quelles sont les femmes les plus à risque ?
Les risques de souffrir du baby-blues dépendent de plusieurs facteurs. Par conséquent, toutes les mamans ne vont pas forcément en souffrir.

Y a-t-il beaucoup de femmes qui en souffrent à Maurice ?
Aucune donnée n’est disponible pour l’île Maurice. Toutefois, le nombre de mamans souffrant du baby-blues est moindre par rapport à l’Europe et les États-Unis.

Y a-t-il des facteurs « locaux » qui expliquent que les mamans mauriciennes sont plus enclines à souffrir du baby-blues ?
Trop d ’« ingérence » de la part de la famille pourrait perturber la transition de la femme vers son nouveau statut de maman.

Comment détecter et gérer le baby-blues et que faire pour le soigner ?
La bonne chose est que le baby-blues n’est pas une maladie. Il disparaît de lui-même. Aucun traitement particulier n’est nécessaire hormis le réconfort et le soutien de la famille et des amis. La maman doit également s’accorder un temps de repos et du temps pour d’adapter à sa nouvelle vie. Le manque de sommeil peut aggraver la situation d’une maman qui souffre de baby-blues, d’où l’importance du repos. Même une sieste de dix minutes peut l’aider à se sentir mieux.

Doit-on obligatoirement consulter un psychologue si on en souffre ?
La maman doit s’attendre à des bouleversements émotionnels les deux premières semaines suivant son accouchement. Toutefois, elle doit être vigilante et appeler son médecin et/ou demander une aide professionnelle si cet état perdure trois semaines après l’accouchement.

Que peut faire l’entourage de la maman pour lui venir en aide ?
Les membres de la famille, les amis et le nouveau papa doivent aider dans les corvées ménagères ainsi que prendre soin du bébé et de la mère. Fondamentalement, toute aide sera précieuse et bénéfique à la maman souffrant de baby-blues.

Le baby-blues peut-il s’aggraver ? Si oui, que faut-il faire ?
Oui, cet état peut s’aggraver et mener à la dépression post-partum, s’il persiste trois semaines après l’accouchement. Une aide professionnelle auprès d’un psychologue et/ou d’un psychiatre, doit être recherchée immédiatement.

A contribué à la rédaction de cet article :
Le Dr. Shilpa SINHA,
Consultante en Obstétrique et Gynécologie,
L’hôpital Apollo Bramwell








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